

Nous revoici en Belgique, depuis 10 jours, dans le confort de notre vie occidentale, juste un peu « dérangés » pour le moment par les nouvelles financières « alarmistes » et les projections de faillites et de chômages…
Dans ce blog d’Anaële et de Roxane, je voudrais témoigner de notre petit passage fait avec elles à Nablus, qui m’a terriblement émue.
Dans ce blog d’Anaële et de Roxane, je voudrais témoigner de notre petit passage fait avec elles à Nablus, qui m’a terriblement émue.
Imaginez une ville très belle, avec un vieux quartier impressionnant où travaillent des fabricants d’huile d’olive, de savons, de pâtes à sésame pour les gâteaux, de vendeurs d’herbes et de thés de tout genre, où nous sommes accueillis pour un thé convivial…
Imaginez cette ville entourée de très belles montagnes, sur les contreforts desquels Youssef, le logopède du Centre de Réhabilitation, nous emmène un soir pour nous montrer, entourant la ville sur les hauteurs, une série de petits points rouges, qui représentent les lumières des soldats israéliens, qui gardent en joue cette ville, martyre depuis l’Intifada de 2000 !
Et en effet, on ne peut pénétrer dans cette ville, qu’en quittant l’autobus qui nous a amenés de Ramallah, en franchissant à pied un long « checkpoint », barbelés et hauts grillages à n’en plus finir, en passant comme touristes occidentaux devant les longues files de Palestiniens, qui attendent de pouvoir soit entrer, soit sortir de « leur ville », d’après le bon vouloir de soldats israéliens…Aucun véhicule n’entre ou ne sort de Nablus !
Mais une fois à Nablus, quel accueil nous réservent les trois « amis » d’Anaële et Roxane, Youssef, Arwad et Nasser, qui rient et blaguent plus que quiconque. Tous les trois ont passé quatre ans dans les prisons israéliennes, suite à leur participation à la 1ère Intifada de 1987, alors qu’ils étaient tout jeunes gamins. Là, ils se sont forgés une amitié très intense, et grâce à l’aide des Nations Unies ont réussi des études. A leur sortie de prison, ils ont fondé le Centre de Réhabilitation de Nablus ; ils y travaillent avec une énergie pleine d’espoir en tant que logopède, directeur, assistant social, au sein d’une équipe de personnes travaillant également comme physiothérapeute, thérapeute occupationnel, bibliothécaire, etc...
Et en effet, on ne peut pénétrer dans cette ville, qu’en quittant l’autobus qui nous a amenés de Ramallah, en franchissant à pied un long « checkpoint », barbelés et hauts grillages à n’en plus finir, en passant comme touristes occidentaux devant les longues files de Palestiniens, qui attendent de pouvoir soit entrer, soit sortir de « leur ville », d’après le bon vouloir de soldats israéliens…Aucun véhicule n’entre ou ne sort de Nablus !
Mais une fois à Nablus, quel accueil nous réservent les trois « amis » d’Anaële et Roxane, Youssef, Arwad et Nasser, qui rient et blaguent plus que quiconque. Tous les trois ont passé quatre ans dans les prisons israéliennes, suite à leur participation à la 1ère Intifada de 1987, alors qu’ils étaient tout jeunes gamins. Là, ils se sont forgés une amitié très intense, et grâce à l’aide des Nations Unies ont réussi des études. A leur sortie de prison, ils ont fondé le Centre de Réhabilitation de Nablus ; ils y travaillent avec une énergie pleine d’espoir en tant que logopède, directeur, assistant social, au sein d’une équipe de personnes travaillant également comme physiothérapeute, thérapeute occupationnel, bibliothécaire, etc...
Ce Centre est soutenu financièrement par des associations étrangères (française, australienne, américaine…). Certains jeunes, ayant bénéficié petits de l’aide du Centre, deviennent à leur tour thérapeutes ou animateurs, et travaillent avec des handicapés enfants ou adultes.. C’est un bel exemple de l’amour et de l’éducation positive offerts à des enfants se transformant en ouverture vers les autres. C’est dans ce Centre que notre fille Anaële va travailler très bientôt, et son père et moi lui souhaitons d’y apporter « sa petite pierre ».