Une dépêche de l'Agence France Presse
JERUSALEM, 5 fév 2009 (AFP) - L'offensive israélienne à Gaza a renforcé la popularité du Hamas selon un sondage publié jeudi, créditant pour la première fois le mouvement islamiste palestinien d'une légère avance face à ses rivaux du Fatah en cas d'élections.
Si des législatives devaient se tenir en Cisjordanie et à Gaza, le Hamas obtiendrait 28,6% des voix, contre 27,9% pour le Fatah du président Mahmoud Abbas, le reste des suffrages allant à des formations de moindre importance, selon le sondage réalisé par le Jerusalem Media and Communication Centre (JMCC).
C'est la première fois qu'un sondage crédite le Hamas, qui contrôle Gaza, d'une avance face au Fatah, les enquêtes d'opinion ayant toujours donné ce dernier vainqueur en cas d'élections, se trompant même lourdement en 2006 lorsque le mouvement islamiste avait remporté les législatives haut la main.
Le Fatah est paradoxalement crédité de plus d'intentions de vote (33,6%) à Gaza que le Hamas (28%) qui l'en a délogé en 2007. En revanche en Cisjordanie, contrôlée par M. Abbas, c'est le Hamas (29%) qui devance le Fatah (24,5%).
Le sondage a été effectué sur un échantillon représentatif de 1.198 Palestiniens (758 en Cisjordanie et 440 à Gaza). Sa marge d'erreur est de 3%.
jeudi 5 février 2009
Statistiques sur les atteintes aux droits de l'homme en 2008
Voici une dépèche de l'Agence France Presse, résumant le rapport annuel de l'organisation B'Tselem.
B'Tselem est une organisation israélienne très connue pour ses nombreuses statistiques précises et fiables sur les droits de l'homme en Palestine. Pour plus d'informations, surfez sur www.btselem.org
JERUSALEM, 5 fév 2009 (AFP) - Plus de 540 Palestiniens sont emprisonnés sans procès en Israël, dont 42 depuis plus de deux ans, a déclaré jeudi l'organisation israélienne de défense des droits de l'homme B'Tselem.
Parmi les 548 Palestiniens détenus sans procès, deux sont en prison depuis quatre ans et demi, poursuit B'Tselem dans un rapport annuel, précisant que six d'entre eux sont mineurs.
Selon B'Tselem, au total, 7.904 Palestiniens étaient enfermés dans les centres de détention israéliens fin 2008.
Les forces de sécurité israéliennes ont tué au cours de l'année passée 455 Palestiniens, dont 87 mineurs, ajoute l'ONG. Selon elle, au moins 175 d'entre eux ne prenaient pas part aux hostilités. 18 civils et 10 soldats israéliens ont été tués par des Palestiniens à la même période, précise le rapport.
B'Tselem a de nouveau mis en cause les autorités israéliennes pour l'absence de poursuite contre des membres de l'armée ayant blessé des civils Palestiniens en Cisjordanie.
Ces chiffres ne prennent pas en compte les victimes de l'offensive menée par Israël à Gaza du 27 décembre au 18 janvier qui a fait 1.330 morts du côté palestinien, et 13 morts côté israélien.
Je voudrais rajouter à ce résume de l'AFP ces données-ci du rapport annuel:
La construction du Mur de Séparation se poursuit. 12% de la Cisjordanie se retrouvera au final du coté Ouest du Mur, du côté israélien donc, ou dans des enclaves fermées. 498 000 Palestiniens se retrouveront donc entre Israel et Palestine, avec une situation très délicate, n'ayant le droit de se rendre ni dans l'un ni dans l'autre des territoires.
B'tselem aborde aussi le problème des colonies israéliennes en Palestine. En 2008 la population dans les colonies a atteint 285 000 en CisJordanie, auxquels il faut ajouter 193 700 dans le territoire palestinien de Jerusalem-Est. La croissance de la population dans les colonies fut de 4.7% en 2008, ce qui est significativement supérieur à la croissance générale en Israel de 1.6%.
La démolition de maisons continue, surtout à Jerusalem-Est. A Silwan, où il n'y a aucune possibilité d'acquérir un permis de bâtir, les Palestiniens sont obligés de construire illégalement, pour faire face à la croissance démographique. Israel a prévu de détruire 90 structures datant des années 1980 et 1990, afin de construire un parc archéologique. Si ce plan est réalisé, il s'agira de la plus grande opération de destruction de maisons depuis celle de la Vieille Ville en 1967.
Une ONG israélienne archéologique réalise aussi des travaux illégaux dans le village, mais n'en est pas empêchée. Cette association creuse notamment des tunnels pour opérer à des fouilles archéologiques illégales. Certains de ces tunnels passent sous les maisons palestiniennes qui ont subi des dommages.
B'Tselem est une organisation israélienne très connue pour ses nombreuses statistiques précises et fiables sur les droits de l'homme en Palestine. Pour plus d'informations, surfez sur www.btselem.org
JERUSALEM, 5 fév 2009 (AFP) - Plus de 540 Palestiniens sont emprisonnés sans procès en Israël, dont 42 depuis plus de deux ans, a déclaré jeudi l'organisation israélienne de défense des droits de l'homme B'Tselem.
Parmi les 548 Palestiniens détenus sans procès, deux sont en prison depuis quatre ans et demi, poursuit B'Tselem dans un rapport annuel, précisant que six d'entre eux sont mineurs.
Selon B'Tselem, au total, 7.904 Palestiniens étaient enfermés dans les centres de détention israéliens fin 2008.
Les forces de sécurité israéliennes ont tué au cours de l'année passée 455 Palestiniens, dont 87 mineurs, ajoute l'ONG. Selon elle, au moins 175 d'entre eux ne prenaient pas part aux hostilités. 18 civils et 10 soldats israéliens ont été tués par des Palestiniens à la même période, précise le rapport.
B'Tselem a de nouveau mis en cause les autorités israéliennes pour l'absence de poursuite contre des membres de l'armée ayant blessé des civils Palestiniens en Cisjordanie.
Ces chiffres ne prennent pas en compte les victimes de l'offensive menée par Israël à Gaza du 27 décembre au 18 janvier qui a fait 1.330 morts du côté palestinien, et 13 morts côté israélien.
Je voudrais rajouter à ce résume de l'AFP ces données-ci du rapport annuel:
La construction du Mur de Séparation se poursuit. 12% de la Cisjordanie se retrouvera au final du coté Ouest du Mur, du côté israélien donc, ou dans des enclaves fermées. 498 000 Palestiniens se retrouveront donc entre Israel et Palestine, avec une situation très délicate, n'ayant le droit de se rendre ni dans l'un ni dans l'autre des territoires.
B'tselem aborde aussi le problème des colonies israéliennes en Palestine. En 2008 la population dans les colonies a atteint 285 000 en CisJordanie, auxquels il faut ajouter 193 700 dans le territoire palestinien de Jerusalem-Est. La croissance de la population dans les colonies fut de 4.7% en 2008, ce qui est significativement supérieur à la croissance générale en Israel de 1.6%.
La démolition de maisons continue, surtout à Jerusalem-Est. A Silwan, où il n'y a aucune possibilité d'acquérir un permis de bâtir, les Palestiniens sont obligés de construire illégalement, pour faire face à la croissance démographique. Israel a prévu de détruire 90 structures datant des années 1980 et 1990, afin de construire un parc archéologique. Si ce plan est réalisé, il s'agira de la plus grande opération de destruction de maisons depuis celle de la Vieille Ville en 1967.
Une ONG israélienne archéologique réalise aussi des travaux illégaux dans le village, mais n'en est pas empêchée. Cette association creuse notamment des tunnels pour opérer à des fouilles archéologiques illégales. Certains de ces tunnels passent sous les maisons palestiniennes qui ont subi des dommages.
dimanche 1 février 2009
Paysages de Palestine
mardi 20 janvier 2009
Palestiniens de Gaza ou de Cisjordanie, un seul et même peuple

A l'heure où la Cisjordanie et la bande de Gaza sont géographiquement et politiquement séparées, les Palestiniens tiennent à affirmer qu'ils sont un seul et même peuple. Dans cet objectif, le centre Darna nous a demandé de vendre des savons de Naplouse en Belgique et en France. Les bénéfices seront versés à une association travaillant avec les enfants à Gaza. Le geste est très symbolique, il s'agit de montrer la solidarité interpalestinienne, de rappeler aux frères gazaouis que les Palestiniens de Cisjordanie ne les oublient pas et souffrent avec eux. Dès que nous saurons où nous vendrons ces savons, je posterai un message sur le blog.
Cela fait plus d'un an que les contacts entre habitants de la Cisjordanie et de la bande de Gaza se limitent à des appels téléphoniques, mails, etc. à tel point que lorsqu'on est en Cisjordanie, on a aujourd'hui l'impression que la bande de Gaza se situe très loin, à des milliers de kilomètres. Plus que les kilomètres, ce sont aujourd'hui les murs, les points de contrôle, les interdictions de sortir de telle zone, de voyager, des obstacles créés par l'homme, la peur et la haine qui séparent les habitants de Gaza et de Cisjordanie.
Cela fait plus d'un an que les contacts entre habitants de la Cisjordanie et de la bande de Gaza se limitent à des appels téléphoniques, mails, etc. à tel point que lorsqu'on est en Cisjordanie, on a aujourd'hui l'impression que la bande de Gaza se situe très loin, à des milliers de kilomètres. Plus que les kilomètres, ce sont aujourd'hui les murs, les points de contrôle, les interdictions de sortir de telle zone, de voyager, des obstacles créés par l'homme, la peur et la haine qui séparent les habitants de Gaza et de Cisjordanie.
Un ami de Bethléem téléphonait de temps en temps à son amie mariée à un Gazaoui, il me racontait il y a quelques mois l'air triste: "à chaque fois que je l'appelle, elle pleure. Ils sont à bout, là-bas. Et on ne peut rien faire pour eux." Et ce sentiment d'impuissance, il s'est fait de plus en plus tenace, pour culminer au moment des attaques, où des Naplousis me disaient: "on reste devant la télé, on compte les morts, on ne peut rien faire pour eux mais on ne parvient à rien faire d'autre que regarder ces nouvelles, diffusées en permanence." Si les attaques ont détruit physiquement et moralement les habitants de Gaza, elles ont aussi détruit psychologiquement les Palestiniens de Cisjordanie. Un ami m'écrivait: "une fois de plus, on a voulu construire un semblant de vie normale et le monstre de l'occupation est revenu bouffer nos espoirs". D'autres me demandaient de prier pour eux, comme s'il n'y avait plus que ça à faire. La mère d'un ami est pour le moment à l'hôpital, elle regardait les nouvelles 12h par jour sur Al Jazeera et après quelques jours, en reconnaissant un jeune, elle a fait une attaque et est tombée raide. Cette femme qui a été chassée de son village alors qu'elle n'était qu'une gamine et s'est retrouvée parquée dans un camp de réfugiés, où elle vit depuis plus de soixante ans, cette femme qui n'a plus vu son mari durant les onze dernières années de sa vie car il n'avait plus le droit de rentrer en Cisjordanie et elle d'en sortir, cette femme qui a vu tous ses enfants faire de la prison à plusieurs reprises pour avoir lancé des pierres, cette femme qui tente tant bien que mal de survivre mérite pourtant au moins quelques années de paix dans sa vie.
Pour elle, pour mes amis palestiniens, pour les habitants de Cisjordanie, de Gaza, d'Israël, et finalement pour les habitants d'Occident et d'Orient, je souhaite tellement que cette trève dure et que justice soit faite pour les actes commis.
Que faire pour la Palestine?

Après mon passage sur radio Al Manar, je me dois de publier un petit article avec des pistes d'action pour soutenir les Palestiniens.
Il y a évidemment les moyens d'action qui nous viennent tout de suite à l'esprit: manifester, signer des pétitions, écrire une carte blanche et tenter de la faire publier par un journal, écrire à nos élus, etc.
Il y a aussi la campagne BDS (boycott, divesment, sanction), qui a été lancée suite à un appel d'une série d'ONG palestiniennes. Nous pouvons surtout avoir un rôle au niveau du boycott des produits israéliens. N'achetez plus les produits sabra, le vin yarden, les agrumes et jus jaffa, les légumes carmel, etc. Généralement, les produits qui viennent d'Israël ont un code barre commençant par 729.
Acheter des produits palestiniens permet de soutenir l'économie palestinienne (à notre niveau évidemment, une goutte d'eau, mais c'est toujours ça): il y a dans les magasins oxfam de l'huile d'olive, des amandes, du maftoul et des savons palestiniens.
Aller en Palestine permet de montrer aux Palestiniens notre solidarité, de soutenir l'économie locale, de s'informer, de mieux comprendre pour pouvoir mieux informer, et surtout de découvrir l'incroyable sens de l'hospitalité des Palestiniens. Si vous voulez faire du volontariat, le SCI (http://www.scibelgium.be/) et JAVVA (http://www.javva.org/) organisent des chantiers internationaux. Vous pouvez aussi contacter directement des associations locales (par exemple IPYL et le YMCA de Beit Sahour), ils organisent également des camps pour internationaux. L'ABP (Association belgo-palestinienne) organise des missions d'observation civile. Beaucoup d'associations locales ne demandent qu'à recevoir des volontaires qui viennent pour une période plus longue, entre autre le centre Darna de Naplouse (http://darna-nablus.ps/).
Si vous cherchez à envoyer de l'argent à Gaza, il y a des tas de possibilités, entre autres l'UNRWA (l'organisme des Nations Unies en charge des réfugiés palestiniens, www.un.org/unrwa). Vous pouvez aussi visiter le site Internet de Free Gaza (très intéressant) et éventuellement leur envoyer de l'argent (il s'agit d'équipes d'internationaux et d'Israéliens qui rompent le siège de Gaza à bord d'un bateau venant de Chypre, ils amènent du matériel à Gaza, comme par exemple des appareils auditifs ou des ballons).
Vous pouvez aussi manifester votre solidarité en appelant des habitants de Gaza ou en leur écrivant. Pour cela, contacter d'abord le Centre palestinien pour le rapprochement entre les peuples (gaza@imemc.org).
Il y a évidemment les moyens d'action qui nous viennent tout de suite à l'esprit: manifester, signer des pétitions, écrire une carte blanche et tenter de la faire publier par un journal, écrire à nos élus, etc.
Il y a aussi la campagne BDS (boycott, divesment, sanction), qui a été lancée suite à un appel d'une série d'ONG palestiniennes. Nous pouvons surtout avoir un rôle au niveau du boycott des produits israéliens. N'achetez plus les produits sabra, le vin yarden, les agrumes et jus jaffa, les légumes carmel, etc. Généralement, les produits qui viennent d'Israël ont un code barre commençant par 729.
Acheter des produits palestiniens permet de soutenir l'économie palestinienne (à notre niveau évidemment, une goutte d'eau, mais c'est toujours ça): il y a dans les magasins oxfam de l'huile d'olive, des amandes, du maftoul et des savons palestiniens.
Aller en Palestine permet de montrer aux Palestiniens notre solidarité, de soutenir l'économie locale, de s'informer, de mieux comprendre pour pouvoir mieux informer, et surtout de découvrir l'incroyable sens de l'hospitalité des Palestiniens. Si vous voulez faire du volontariat, le SCI (http://www.scibelgium.be/) et JAVVA (http://www.javva.org/) organisent des chantiers internationaux. Vous pouvez aussi contacter directement des associations locales (par exemple IPYL et le YMCA de Beit Sahour), ils organisent également des camps pour internationaux. L'ABP (Association belgo-palestinienne) organise des missions d'observation civile. Beaucoup d'associations locales ne demandent qu'à recevoir des volontaires qui viennent pour une période plus longue, entre autre le centre Darna de Naplouse (http://darna-nablus.ps/).
Si vous cherchez à envoyer de l'argent à Gaza, il y a des tas de possibilités, entre autres l'UNRWA (l'organisme des Nations Unies en charge des réfugiés palestiniens, www.un.org/unrwa). Vous pouvez aussi visiter le site Internet de Free Gaza (très intéressant) et éventuellement leur envoyer de l'argent (il s'agit d'équipes d'internationaux et d'Israéliens qui rompent le siège de Gaza à bord d'un bateau venant de Chypre, ils amènent du matériel à Gaza, comme par exemple des appareils auditifs ou des ballons).
Vous pouvez aussi manifester votre solidarité en appelant des habitants de Gaza ou en leur écrivant. Pour cela, contacter d'abord le Centre palestinien pour le rapprochement entre les peuples (gaza@imemc.org).
lundi 12 janvier 2009
Gaza: Ce que l'on ne vous dit peut-être pas...
Je sais combien les médias ne sont pas l'incarnation de la vérité! Pourtant je suis encore chaque fois étonnée devant les différences d'information diffusée... Autant vous dire que concernant Gaza, j'en ai beaucoup des sentiments de consternation...!Alors voici quelques découvertes que j'ai faites en recoupant des informations venant de médias différents et surtout en lisant les mails de mes amis palestiniens et israéliens. Pour rappel, je fais partie d'un groupe de jeunes Palestiniens et Israéliens (Yad be Yad = main dans la main) qui se rencontrent régulièrement en CisJordanie... et qui s'écrivent par emails leurs colères, leur amitié, leurs différences et leurs ressemblances.
- On parle toujours du Hamas comme celui qui a mis le fin au cessez-le-feu. Or c'est Israel qui ne le respectait pas: Israel était censé ouvrir les frontières de Gaza et ne l'a pas fait. Le 4 novembre 2007 Israel a fait une incursion à Gaza contre la contrebande par les tunnels, faisant 6 morts. Suite à cela, le Hamas a tiré des dizaines de roquettes. Ensuite le Hamas n'a pas voulu renouveller le cessez-le-feu.
http://bbsnews.net/article.php/20090101212318310
- Très peu de média européens ne semblent parler des bombes au phosphore utilisées par Israel. Alors que les photos de ces bombes extrêmement dangereuses pour les civils sont sur toutes les TV en Palestine (branchées sur Al Jazeera), il faut un peu chercher sur internet pour trouver des liens européens vers cette info. Je vous propose l'excellent article, avec photos, faits et conclusions:
http://metalogie.blog.lemonde.fr/2009/01/07/des-bombes-a-fragmentation-sur-gaza/
- En parlant avec des Européens, nous étions plusieurs convaincus que des blessés palestiniens sont traités en Israel. Je n'ai pu retrouver aucun cas sur internet, sauf celui-ci citant 12 cas http://www.haaretz.com/hasen/spages/1051946.html.
Il y a par contre de nombreux anciens articles sur le web, parlant des blessés palestiniens traités en Israel avant les attaques de Gaza, durant le blocus (ils pouvaient alors sortir de Gaza à condition d'avoir un permis de passage). Il semble que ces articles portent à confusion.
Il y a également ce petit film israélien relatant en longueur et avec beaucoup d'émotion le cas d'UN enfant gazaoui traité en Israel. Je le trouve très révélateur de l'excellente propagande israélienne.
http://www.youtube.com/watch?v=wjqm5tzIwIQ
Concernant la couverture médiatique des évènements, je rappelle aussi qu'aucun journaliste ne peut rentrer à Gaza depuis le début des attaques. Les images qu'on a viennent donc soit de l'armée israélienne, soit de Gazaouis qui envoient les informations à l'extérieur. Or, les Israéliens sont incroyables dans la guerre médiatique!
Voilà, je voulais partager avec vous ces quelques éléments appris récemment. Si vous voulez des infos non reprises par les media classiques, allez voir sur http://english.aljazeera.net/
Et puis, pour sourire au lieu de pleurer, allez voir les nombreuses caricatures de Kroll sur le sujet: http://mediatheque.lesoir.be/v/le_kroll/dec3008.jpg.html
Merci pour votre lecture.
Et n'hésitez pas à envoyer vos commentaires. J'en reçois beaucoup par mail, mais si vous osez (;-) c'est intéressant de les partager!
vendredi 9 janvier 2009
Retour en Palestine... retour à la réalité!
Après deux semaines en Belgique pour les vacances de Noel, voilà que je suis de retour en Palestine. Cela ne fait que 30heures que je suis là... Et pourtant les impressions sont nombreuses et contrastées.
Je me sens d'abord tellement heureuse d'être ici, de retrouver ces gens qui me sont chers. On en discutait avec d'autres volontaires internationales, c'est vraiment très facile de s'adapter à la culture palestinienne, dès le début. Je les adore, ces Palestiniens!! J'adore parler avec eux, j'adore leur sens de l'hospitalité, leur humour, leur sincérité. Je me sens à mille lieux des stéréotypes qu'on a sur la culture arabe. Ici, je trouve ça très facile de parler aux Palestiniens. Facile, c'est le mot. On aborde tout de suite les sujets les plus difficiles (devinez lesquels! j'y viens tout de suite) en toute simplicité et sincérité. On peut parler de tout. Et puis évidemment, le soleil et les délices de la table sont aussi de bonnes retrouvailles! ;-)
Voilà donc pour l'aspect très positif. Bon, euhm... C'est là que je vais tout casser, désolé!
Quelle déprime! Vraiment, quelle déprime! Je ne m'imaginais pas que l'impact psychologique des attaques israéliennes à Gaza serait aussi important et dévastateur sur le moral palestinien. C'est dur, dur, dur! Gaza est assez loin pourtant, c'est une situation très particulière par rapport à la CisJordanie. Vu le blocus et les check-points, il y a très peu de contacts personnels entre les deux populations. Donc les attaques israéliennes sont limitées à Gaza et n'affectent pas directement les Palestiniens de CisJordanie. Mais indirectement, c'est un massacre chez tous les Palestiniens de leurs derniers rêves, leurs perspectives d'avenir les plus minimes, leur identité. Depuis le premier jour, Israel a détruit toutes les dernières lueurs d'espoirs en Palestine. Et je crains que ce ne soient les Palestiniens modérés, avec une énergie positive qu'ils mettaient dans des projets pacifiques, qui soient les plus touchés dans ce massacre psychologique. Comment imaginer encore des négociations de paix quand on massacre un peuple? Comment pardonner l'humiliation de ce déploiement de forces sans commune mesure, et ceci à des fins électorales?
Parce que le but officiel d'Israel semble à l'opposé de la réalité. Détruire le Hamas? Ils ne font que le renforcer! Comment croire encore au Fatah et à l'autorité palestinienne qui négocient depuis des années, sans engranger aucun succès pour les Palestiniens, et quand le "partenaire de négociations pour la paix" tue 700 personnes en 13 jours?
Peut-être détruisent-ils quelques infrastructures terroristes (quelle proportion à côté de tous les "dommages collatéraux"?!), peut-être qu'ils tuent quelques leaders plus ou moins importants. Mais dans quelques mois, quelques années, les rangs du Hammas seront grossis des milliers de témoins impuissants du massacre!
Voilà mes premières impressions à chaud. Je pourrais encore écrire des heures et des heures, mais vous risqueriez de ne plus lire! Cependant, sachez que je suis à votre entière disposition. Ecrivez vos commentaires, sur le blog ou par mail, vos questions. Je m'engage à y répondre, même si ça prendra du temps et que ce ne seront que mes idées et informations, je m'engage à vous aider à comprendre! Ouvrez vos yeux, vos oreilles, vos bouches!
(et allez à la manifestation nationale à Bruxelles-Midi, ce dimanche à 14h!!)
Je me sens d'abord tellement heureuse d'être ici, de retrouver ces gens qui me sont chers. On en discutait avec d'autres volontaires internationales, c'est vraiment très facile de s'adapter à la culture palestinienne, dès le début. Je les adore, ces Palestiniens!! J'adore parler avec eux, j'adore leur sens de l'hospitalité, leur humour, leur sincérité. Je me sens à mille lieux des stéréotypes qu'on a sur la culture arabe. Ici, je trouve ça très facile de parler aux Palestiniens. Facile, c'est le mot. On aborde tout de suite les sujets les plus difficiles (devinez lesquels! j'y viens tout de suite) en toute simplicité et sincérité. On peut parler de tout. Et puis évidemment, le soleil et les délices de la table sont aussi de bonnes retrouvailles! ;-)
Voilà donc pour l'aspect très positif. Bon, euhm... C'est là que je vais tout casser, désolé!
Quelle déprime! Vraiment, quelle déprime! Je ne m'imaginais pas que l'impact psychologique des attaques israéliennes à Gaza serait aussi important et dévastateur sur le moral palestinien. C'est dur, dur, dur! Gaza est assez loin pourtant, c'est une situation très particulière par rapport à la CisJordanie. Vu le blocus et les check-points, il y a très peu de contacts personnels entre les deux populations. Donc les attaques israéliennes sont limitées à Gaza et n'affectent pas directement les Palestiniens de CisJordanie. Mais indirectement, c'est un massacre chez tous les Palestiniens de leurs derniers rêves, leurs perspectives d'avenir les plus minimes, leur identité. Depuis le premier jour, Israel a détruit toutes les dernières lueurs d'espoirs en Palestine. Et je crains que ce ne soient les Palestiniens modérés, avec une énergie positive qu'ils mettaient dans des projets pacifiques, qui soient les plus touchés dans ce massacre psychologique. Comment imaginer encore des négociations de paix quand on massacre un peuple? Comment pardonner l'humiliation de ce déploiement de forces sans commune mesure, et ceci à des fins électorales?
Parce que le but officiel d'Israel semble à l'opposé de la réalité. Détruire le Hamas? Ils ne font que le renforcer! Comment croire encore au Fatah et à l'autorité palestinienne qui négocient depuis des années, sans engranger aucun succès pour les Palestiniens, et quand le "partenaire de négociations pour la paix" tue 700 personnes en 13 jours?
Peut-être détruisent-ils quelques infrastructures terroristes (quelle proportion à côté de tous les "dommages collatéraux"?!), peut-être qu'ils tuent quelques leaders plus ou moins importants. Mais dans quelques mois, quelques années, les rangs du Hammas seront grossis des milliers de témoins impuissants du massacre!
Voilà mes premières impressions à chaud. Je pourrais encore écrire des heures et des heures, mais vous risqueriez de ne plus lire! Cependant, sachez que je suis à votre entière disposition. Ecrivez vos commentaires, sur le blog ou par mail, vos questions. Je m'engage à y répondre, même si ça prendra du temps et que ce ne seront que mes idées et informations, je m'engage à vous aider à comprendre! Ouvrez vos yeux, vos oreilles, vos bouches!
(et allez à la manifestation nationale à Bruxelles-Midi, ce dimanche à 14h!!)
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